Auteur: Damien Frioud
Tous droits déposés (1998 - 1999)
1. Introduction
1.1 La sécurité à l’école
L’air que l’on respire à l’école est fait d’oxygène, de vie sociale et de savoir mais aussi de sécurité.
Cette dimension de la vie scolaire est bien peu évoquée dans les travaux et bien trop faiblement présente dans les préoccupations de la formation. Tout se passe comme si la sécurité était un souci secondaire laissé au spécialiste. La sécurité est traitée comme l’intendance dans les armées médiocre : on pense qu’elle suivra.
Or, elle ne suit pas. La plus terrifiante des statistiques, est celle qui décrit les accidents dont sont victimes les jeunes enfants sur le chemin de l’école, les adolescents qui reviennent du CO en bécane. Mais l’école elle-même recèle de pièges et de risques.
Il est donc inutile d’imaginer des installations scolaires débarrassées de tout danger. Ce ne serait d’ailleurs pas seulement vain mais aussi dangereux. Car sans doute il n’est pas de meilleur moyen de lutter contre le danger que de l’apprivoiser.
Ce n’est pas en supprimant le danger que l’on réglera les problèmes de sécurité (encore que dans certain cas cette suppression soit impérative), c’est en apprenant aux gens à déceler le danger, à l’apprécier et à en déjouer les pièges.
La sécurité est plus le fait d’une habitude, d’une attitude que d’un environnement matériel. C’est là que l’école peut jouer un rôle décisif : former des habitudes, donner des moyens de mesurer les risques et les dangers. Le plus grand risque, c’est de n’avoir jamais peur ou au contraire, d’avoir toujours peur.
Que peut l’Ecole des Métiers ? Comme toujours elle ne peut pas tout : elle n’a qu’une part du travail éducatif mais, même mineure lorsque l’on évalue sur la durée, cette part reste importante.
L’Ecole enseigne, c’est à dire donne aux élèves des savoirs et des savoir-faire. Aussi en matière de sécurité, l’Ecole peut apprendre à déceler les problèmes et à les mesurer avec lucidité.
Dans les différents chapitres de ce document, j'ai essayé modestement :
1.2 Présentation de l’Ecole des Métiers de Fribourg
L’Ecole des Métiers de Fribourg (abréviation : EMF) compte à ce jour un peu moins de 250 élèves qui se partagent les métiers de mécanicien-électricien, informaticien, automaticien et électroniciens.
Nous savons que dans les métiers de mécanique et d’électricité des accidents sont couramment envisageables. Pourtant, depuis 1986, peu d’accidents parviennent à l’EMF, deux à trois accidents mineurs de temps à autres.
L’Ecole est arrivée à ce résultat grâce à un renforcement de la prévention.
Depuis début 1997, deux responsables de sécurité ont été désignés par l’école. Ils ont comme tâche de prévenir les dangers et les problèmes liés à la sécurité dans l’école.
Il s’agit de MM. Marthe et Stritt qui s’occupent respectivement du domaine de la mécanique et de l’électricité. Ces deux personnes sont déléguées par l’EMF à l’Association Fribourgeoise pour la promotion de la sécurité dans les entreprises.
L’EMF a beaucoup de travail en ce qui concerne des apports de sécurité et effectue des actions ponctuelles comme par exemple des cours de réanimation ou des améliorations techniques pour une meilleure sécurité.
1.3 Mesures de sécurité
Avez-vous déjà réfléchi à toutes les précautions que l’on prend pour protéger la vitrine d’une bijouterie et à celles que l’on prend pour protéger les jeunes enfants qui vont à l’école ? A quel prix met-on la sécurité d’un collier ? A combien de perles peut être évaluées, en comparaison, la sécurité d’un enfant ?
Les occupations professionnelles de cette fin de siècle ont été largement modifiés par l’introduction de l’automation dans les entreprises. Le canton de Fribourg n’a pas échappé ce phénomène, il en résulte donc que si la machine est automatique les risques sont toujours présents.
L’EMF pourrait donner des cours théoriques de prescriptions mécaniques au début de l’apprentissage mais quand on est pas devant le problème on le banalise.
Tandis qu’en prescription électrique, tout le monde doit avoir le même message très vite. Cela dit, les maîtres d’ateliers ont la responsabilité de donner les prescriptions relatives à leur atelier.
2. Prévention des accidents
Il existe des moyens de prévention de l’accident du travail. En effet, les établissements doivent, selon le code du travail, être aménagés de manière à garantir la sécurité des travailleurs.
Les moyens mis en œuvre pour les protéger sont de deux ordres : les moyens de prévention collective et les moyens de protection individuelle. Les premiers moyens ont pour but d’éviter les incendies et de prévenir les maladies professionnelles. Les seconds moyens sont imposés aux salariés et sont précisés dans le règlement intérieur. Ce n’est pas le cas de l’Ecole des Métiers qui elle instruit l’élève à chaque nouvel environnement suscitant un danger particulier (perceuse, tableau électrique, laboratoire de chimie,…).
A chaque utilisation d’une machine, il faut veiller à respecter les consignes de sécurité présentées ci-dessous. Celles-ci sont nécessaires pour une sécurité adéquate à l’opération en cours et doivent être assimilées. Il est bien évidemment fortement conseillé de porter des lunettes de protection pour chacune de ces machines.
Pour le perçage:
1. Assurer les pièces contre le pivotement (blessures aux mains)
2. Ne pas enlever les copeaux à la main (blessure aux doigts);
ne pas souffler sur les petits copeaux de la perceuse (blessure
aux yeux), employer un crochet ou un pinceau.
3. Les cheveux flottants, les manches ballantes ou les habits larges
peuvent être attrapés par la broche porte-foret.
Pour le tournage:
1. Ne jamais mesurer une pièce en rotation (danger d’accidents,
dégradation de l’instrument).
3. Ne pas enlever les copeaux à la main mais par le biais d’un crochet
2. Dans l’usinage d’alliages de magnésium, ne jamais employer d’eau :
danger d’explosion.
Une barre dépassant le tour doit être obligatoirement appuyé sur une baladeuse. Risque que la barre se mette à l’équerre ! ! !
Pour le fraisage:
1. Ne rien saisir au-dessus d’une fraise en rotation
2. Enlever les copeaux non pas avec la main, mais avec un
un pinceau
3. Ne prendre des mesures que sur une machine à l’arrêt
Se protéger les mains par des gants ou un chiffon lors de maniement de fraises de grands diamètres
Economisez des pansements en ôtant les copeaux au pinceau ! ! !
Pour le meulage, rectification:
1. Avant de monter la meule, vérifier si elle a des fissures.
2. Vérifier si la meule tourne rond.
3. Exécuter un essai de fonctionnement avant la première utilisation
4. Ne pas dépasser la vitesse admise
5. Employer des lunettes de protection
6. Pendant l’affûtage à la rectification d’outillage, le pièce de protection ne doit pas être à plus 2 mm de la meule sinon l’outil à affûter peut s’engager entre la meule et sa protection, et provoquer son éclatement.
7. En meulage à sec, aspirer les copeaux.
8. Ne pas enlever le capot de protection.
9. Ne pas toucher à une meule en rotation.
Port obligatoire de lunettes lors de l’affûtage !!
Pour le rabotage:
1. Avant de mettre en marche, faire effectuer avec prudence un tour à la machine pour s’assurer que le porte-outil ou la table ne bute pas.
2. Enlever les copeaux seulement avec une brosse ou un crochet à
copeaux.
3. Ne prendre des mesures que lorsque la machine est arrêtée.
On enregistre chaque année, en Suisse, environ deux cents accidents causés par l’électricité, dont un douzième environ sont mortels.
L’examen des statistiques de la caisse nationale d’assurances (CNA) permet de constater que les accidenté sont :
pour 40 %, des professionnels des installations électriques ;
pour 60 %, d’autres personnes.
De plus, les incendies provoqués par les installations électriques sont assez nombreux et provoquent des dégâts énormes.
Voici quelques exemples d’accidents et de dégâts causés par des installations électriques non conformes aux prescriptions.
Madame S. prenait un bain. Peu après, son mari, rentrant à la maison, la trouva morte dans la baignoire. Le sèche-cheveux gisait dans l’eau.
Accident mortel.
La victime toucha les conducteurs polaires nus qui alimentent les divers éléments de la grue.
But des prescriptions :
- Protéger les usagers car les installations électriques peuvent être
dangereuses.
- Eviter le dégâts aux choses comme les incendies, explosions,
dérangements des télécommunications…

ATTENTION ! Les défauts peuvent n’apparaître que
longtemps après la mise en service de l’installation !
Protections des personnes :
En cas de défaut, les installations électriques ne doivent pas permettre l’établissement de courant électrique, ou en tout cas de courte durée.
Mesure de protection des personnes :
Protections des installations électriques
On utilise à cet effet en général un coupe-circuit, dispositif qui interrompt le circuit lorsque l’intensité du courant dépasse pendant un certain temps, une valeur déterminée.
Genre de coupe-surintensité :
photo p.121 fusible
Les fusibles fondus doivent être remplacés !!!
Prévention des accidents :
Les installations insuffisantes obligent les abonnés à rechercher des solutions parfois dangereuses.
L’inconvénient le plus fréquemment rencontrés est, sans aucun doute, celui du manque de prises.
Prises Scie
Après avoir déconnecté un câble, un ouvrier a scié par erreur un autre câble qui était sous tension.
Inattention mortelle !
Le cordon s’est enroulé autour de la perceuse. L’isolation s’est déchirée et le conducteur polaire est entré en contact avec la carcasse métallique de la perceuse et, en même temps, avec la pièce métallique. Deux ouvriers, un qui manœuvrait la perceuse, l’autre qui tenait la pièce, furent tués sur le coup.
Les solvants liquides, utilisés dans une multitude de domaine, présentent principalement deux dangers: les risques d’incendies et d’explosion lorsque ce sont des liquides inflammables et les risques pour la santé: intoxication aiguë et intoxication chronique.
Solutions:
- Remplacement des solvants par des produits moins dangereux tels que
des systèmes à l’eau.
- Contrôle du risque par le travail en vase clos et dans des locaux bien
ventilés.
- Utilisation de protections personnelles telles que masques adéquats,
gants et lunettes.
Pour améliorer la sécurité dans une entreprise, la première règle à suivre est d’éliminer les endroits dangereux. Ceci étant difficile, il faut le signaler. C’est bien connu, prévenir vaut mieux que guérir !
De ce fait un moyen de prévention efficace, c’est la signalisation. On utilise à cet effet divers panneaux permettant une compréhension rapide et intelligible.
Plus on investit, moins on a de coût (vie humaine, CNA). Par exemple : une commande numérique (CNC) est plus sûre qu’une fraiseuse traditionnelle (Schlaubin) car il y a impossibilité de dégagement de copeaux par l’apprenti pendant l’usinage ou de manipulation des manivelles. (La manivelle peut tourner pendant l’avance et la blouse peut se prendre dedans).
Dans les petites entreprises, il y a plus de précarité, donc plus de dangers et accidents.
Endroit dangereux, non signalé
Endroit dangereux signalé
Ces quelques exemples ci-dessous ne sont qu’un éventail de toutes les actions entreprises par l’EMF :
2.7 Y aurait-il une mode pour la prévention ?
Les risques et les dangers changent, suivent des modes. La prévention doit tout le temps s’adapter en fonction de ces dangers.
Prenons exemple sur un exemple flagrant et tout de même récent: la fraiseuse CNC. Une extraordinaire évolution depuis la fraiseuse traditionnelle ! Dans ce cas, la prévention elle aussi évolue. Sur une commande numérique (CN) on fera attention à ne pas faire de collision, sur fraisage traditionnel, on fera attention à ne pas se couper.
Par contre, il faut éviter de suivre la mode pour les couleurs car la couleur peut influencer l’esprit. Exemple : une machine à scier fixe de taille importante est jaune. C’est une erreur fondamentale ! La couleur a été choisie par un peintre en fonction des goûts du directeur mais pas en fonction de l’esprit humain. L’homme est habitué à l’idée que, lorsqu’il y a du jaune, il y a quelque chose qui bouge (bandes jaunes et noires).
Diverses couleurs utilisées:
- jaune (machine mobile, danger à éviter)
- orange (chaleur, danger explosion)
- rouge (interdiction, arrêt)
- vert (situation de sécurité)
- bleu (obligation, information)
- noir (danger d’intoxication, liquide mortel)
Combinaison
de formes et de couleurs :
3. L’insécurité
3.1 Analyse d’une situation
- Pourquoi analyser une situation?
L’intérêt de cet analyse est de disposer d’un maximum d’éléments qui ont contribué à donner à un moment précis un événement constaté.
Les éléments seront ensuite analysés pour voir quels sont les remèdes qui pourront être apportés afin d’éviter que cet incident ne se reproduise.
- Construction d’une chaîne ( exemple avec un accident sur un tour en marche)
1) un long copeau se forme
2) dégagement du copeau à main nue
3) le copeau s’enroule autour d’un doigt et le tranche
4) pas de gants de protection ou de crochet à copeaux
5) Prendre le doigt et effectuer les premiers secours adéquats
3.2 La peur, phénomène existentiel
" L’angoisse naît de la perspective et de l’attente du danger même
et surtout inconnu, alors que la peur suppose la présence et la connaissance du danger ".
Boutonnier Favez, l’angoisse, Paris P.U.F 1963.
D’où vient la peur? Quels sont ses fondements? D’où vient-elle? Y a-t’il quelque explication là dessus ?
Ce dont on est sûr c’est qu’un accident peut être provoqué par la peur.
Plus un emplacement de travail est dangereux, plus on en aura peur. Ce qui implique forcement l’inverse.
L’évolution technique a considérablement évolué (échafaudage, protecteur sur presse, outillage mieux adapté) depuis plus de vingt ans et cette évolution a apporté un confort quant a l’exécution de certain travaux.
3.4 Prévention
4. L’enseignement de la sécurité à l’école
4.1 Notion de responsabilité
Les enseignants se révèlent soucieux à la fois d’assurer toute la sécurité possible à leurs élèves, de palier au maximum aux conséquences parfois très graves d’accidents survenus (ou causés par eux) aux enfants qui leurs sont confiés, mais aussi de se prémunir de toute action qui pourrait, après un accident, être intentée contre eux.
Assumer la responsabilité des élèves qui lui sont confiés, et en tout premier lieu assurer leur sécurité, constitue pour l’enseignant une obligation morale.
Les enseignants souhaiteraient, puisque d’évidence toutes les garanties ne peuvent jamais être totalement réunies, obtenir les informations qu’ils estiment indispensables, et au besoin, recevoir les consignes simples et " définitives " qui les sécuriseraient.
Si chacun est responsable de
ce qu’il fait,
il est également responsable de
ce qu’il ne fait pas ! ! !
4.2 La sécurité et l’enseignant: obligations professionnelles
Quelle que soit la discipline qu’il enseigne, l’instituteur, responsable de ses élèves, doit assurer à ceux-ci toute la sécurité possible. Cet objectif de principe est atteint grâce aux connaissances que possède l’enseignant de part sa formation initiale et continue mais grâce aussi à un sens élevé des responsabilité que traduit le comportement du maître avant , pendant et après l’accident.
Prévention et conduite à tenir en cas d’accident doivent être appréhendées et assumées au mieux par l’enseignant afin que soient levés des obstacles qu’une information insuffisante peut ou laisser ou ignorer ou au contraire faire apparaître comme insurmontable.
Méconnaître un danger ou dramatiser sont également à éviter.
4.3 Avant l’accident : prévention
- Surveillance générale active et efficace
- Attention à l’habitude de contrôler un endroit car cela rend aveugle
- La nature même de la surveillance à exercer varie suivant les
circonstances mais aussi les élèves dont le maître a la charge. C’est
ainsi que la surveillance au sens formel du mot doit se doubler de
mesures de prévoyance, surtout
lorsque le groupe comporte des élèves connus pour être fragiles,
instables ou brutaux.
Surveillance ou confiance ? ? ?
Un minimum de connaissances est exigé des enseignants :
- sur les signes " les plus évidents " en cas de traumatismes graves
- sur les premiers soins et mesures à prendre
- information immédiate, suivant les circonstances et les dispositions en vigueur
dans l’établissement, de l’administration de l’établissement, des parents, de la
police, des pompiers ou des urgences doit être réalisée.
- priorité est assurée sans réserves à l’élève accidenté ou gravement malade :
assistance; premiers soins; accompagnement éventuel.
Les camarades de l’accidenté sont tenus à l’aider, prévenir le maître, l’aider à se dégager de l’endroit dangereux.
Que faire en cas d’accident ?
Exemple avec un accident survenant dans une installation électrique
Si lors d’une électrocution le déclenchement de l’installation n’est pas possible :
Ne rien donner à boire à une personne sans connaissance !
Les premières minutes sont décisives !
Un banc de pharmacie a été installé à l’EMF dans le but de coucher l’accidenté en attendant l’ambulance. L’emplacement de ce banc doit être stratégique : à proximité d’une sortie !
4.5 Après l’accident : les suites à donner
Il y a des règles à respecter en ce qui concerne les enquêtes et les dossiers d’accidents à remplir.
Un accident doit être annoncé à la CNA ou à une autre assurance. Cette dernière, en fonction de la gravité de l’accident, va venir inspecter le lieu d’accident et procéder à une analyse d’accident.
Il est fortement conseillé de suivre des cours de réanimation de façon a être apte à réanimer quelqu’un lors d’un accident. Car il peut y avoir non-assistance à personne en danger et entraîner une condamnation.
Les élèves de quatrième année de l’EMF ont désormais la possibilité d’effectuer des cours de réanimation (CPR) et reçoivent un certificat valable trois ans.
5. La CNA
5.1 Qu’est-ce ?
Ces initiales signifient : caisse nationale d’assurances.
L’un des objectifs principaux de la CNA est de prévoir les accidents du travail et les maladies professionnelles. Visites d’entreprises, développement de produits de sécurité contribuent à la sécurité du travail, réduisant le nombre d’accidents d’année en année.
L’objectif principal de la sécurité au travail est de rendre conscient les personnes des accidents qui pourrait les blesser.
Conseiller les employeur et les salariés sur les questions se rapportant à la sécurité au travail constitue une autre de ses tâches importantes au niveau de la prévention.
5.2 Campagnes de sécurité
La CNA organise depuis de nombreuses années des campagnes de sécurité. Les statistiques de la CNA lui permettent de changer sa campagne. Par exemple, la CNA incite les propriétaires de presses à adapter les dispositifs de protection à l’état de la technique le plus récent. Plusieurs entreprises ont pour cet exemple confirmé que les mesures dans ce sens avaient permis d’améliorer sensiblement la sécurité, notamment lors de l’introduction manuelle de pièces en séries (particulièrement dangereuse).
La loi oblige les employeurs à intégrer dans la formation interne spécialisée, des thèmes se rapportant à la sécurité au travail. La CNA offre d’ailleurs un programme de cours très varié mais onéreux. Le programme comprend notamment des cours spécialisés portant sur la lutte contre le bruit, le feu, ou tout simplement sur la conception de machines conformes aux règles de sécurité.
La CNA instruit des employeurs et des ouvriers sur la manipulation de certaines protections pour la sécurité. Ce n’est pas tout d’avoir une protection, il faut savoir s’en servir. La CNA organise également des cours dans les entreprises. La CNA forme de plus en plus des spécialistes de sécurité de diverses branches dans des thèmes de sécurité au travail.
6. Qu’est-ce l’APSE ?
L’APSE (dont les initiales signifient " Association fribourgeoise pour la promotion de la sécurité dans les entreprises) a pour but de promouvoir la sécurité et l’hygiène ainsi que la protection de l’environnement au sein de l’activité professionnelle. Elle glane des informations lors des assemblées où l’on échange ses expériences.
Elle organise des cours de formation à l’intention des employeurs et employés et met à disposition du matériel de formation, appareils de mesure, ...
Beaucoup de cours organisés par l’APSE concernent les détections d’accident et la prévention incendie.
Cette association a pour premier objectif un but préventif . Elle n’hésite pas à mettre en pratique ces questions :
- Quels sont les problèmes de sécurité les plus importants à traiter sans
délai ?
- Dans quels secteurs y a-t-il non respect des prescriptions ou des normes et de
quelle façon faut-il remédier à cet état de fait ?
- Avec quelle priorité faut-il réaliser les mesures particulières et globales ?
- Comment définir des mesures " raisonnables " et comment les réaliser ?
Les moyens de l’APSE :
Echanges d’expérience, organisations de cours de formation à l’intention des employeurs et employés, échanges et mise à disposition de matériel de formation, appareils de mesure.
7. Conditions de travail
La qualité d’un travail et son exécution conforme sont influencées par plusieurs facteurs :
Travailler dans de telles conditions n’est pas une solution, c’est même un gros problème. Non seulement le travail final s’en fait ressentir, l’ambiance de travail sera désagréable et surtout cela entraînera des inattentions pouvant entraîner des accidents dramatiques.
C’est important d’être en forme et en bonne santé lorsque l’on exécute des travaux pénibles ou dangereux.
8. Conclusion
Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi on améliore une sécurité que lorsque un accident a prouvé sa défaillance ?
Par exemple, l’ouvrier qui vient de perdre quelques doigts sur une machine n’en a que faire des excuses de son patron, il aurait préférer que ce dernier y ait pensé avant.
C’est une raison d’être des campagnes de sécurité, et notamment de ce travail diplôme, qui ont l’espoir d’éveiller et de mettre en garde toute personne ayant l’intérêt d’améliorer la sécurité - et par la même occasion " sa " sécurité – dans son entreprise, son école, etc…
Ou encore, un apprenti s’est fait scalpé sur une perceuse. Ses cheveux un peu trop long et une partie de son cuir chevelu se sont pris dans la pièce usinée. Dès lors, on conseille de porter un filet, une casquette ou de se couper les cheveux pour le travail.
Il faut laisser des messages pour que la sécurité soit un état d’esprit. Une petite chose dite doit être traitée comme un problème sérieux.
Deux questions que l’on pourrait se poser:
Il est certain que si une entreprise prend le temps de créer une meilleure sécurité, elle gagnera de l’argent en évitant le coût humain dans un accident. Réfléchissons à une chose primordiale: qu’est-ce que le coût d’une mesure de protection par rapport au prix d’une vie ?
9. Bibliographie
JOTTERAND, Dr A., La sécurité dans l’emploi des solvants, Lucerne, CNA, 1995.
MARTH, Bruno, Signalisation de sécurité, Lucerne, CNA, 1992.
CNA, Rapport annuel 1994, Lucerne, CNA, 1994.
MOREAU, Jacqueline, L’enseignement de la sécurité à l’école, Paris, ESF, 1985.
CHANDEZON, Gérard, L’insécurité, Paris, ESF, 1985.
SABA, R., Machines-outils : Généralités, Bruxelles, A. de Boeck, 1972.
GERLING, Heinrich, Les machines-outils, Paris, Eyrolles, 1960.